Les vacances: un sacré temps pour les jeunes à Lomé!

Article : Les vacances: un sacré temps pour les jeunes à Lomé!
9 septembre 2011

Les vacances: un sacré temps pour les jeunes à Lomé!

L’un des temps espérés, attendus, organisés, planifiés par les jeunes de la capitale Togolaise, Lomé la belle, et tant redoutés par les parents, tuteurs, est bien les grandes vacances scolaires.
Lomé vibre en effet depuis fin juin aux rythmes des vacances, faits de concerts, de colonies de vacances, de randonnées sur la plus belle plage de la sous-région qui borde toute la capitale ou encore des weed-end dans la région des plateaux où la nature, généreuse comme les seins saints et diaboliques d’une jeune loméenne, offre un climat et des habitudes exotiques et érotiques rêvées, des nuits assez mouvementés, des soirées en catimini et même des conférences en duo entre les secrets des quatre murs où garçons et filles se donnent des cours d’anatomie comparée.

La liste des créativités joyeuses à l’actif de la jeunesse est si longue, si riche et si variée, qu’elle semble portée remède à la longue période des 9 mois que dure l’année scolaire avec les sacrifices et le dur labeur des études consenties par la jeunesse.
Ceci est bien mené à son terme grâce à quelques facteurs.

Quelques facteurs favorisants

• La disparition temporaire du calvaire des études fait de la jeunesse, des électrons libres, qui peuvent tourner autour de n’importe quel noyau surtout si ce noyau a pour nom sexe, alcool ou tout ce qui est un proche parent de l’épicurisme.

• Plusieurs concerts par semaine: pour les artistes et les managers, les vacances, c’est le temps idéal pour, non seulement se faire des sous, mais surtout une occasion de servir, à la population loméenne, leurs talents. A chaque concert, le Palais des Congrès, lieu où se déroule la plus part des manifestations, est souvent plein à craquer.

• Une saison climatique favorable: la période des vacances est périodiquement traversée par le vent de la mousson. Un climat humide, avec des nuits assez froides. Ce climat, tel les signes du zodiaque, a-t-il une influence sur la libido?

Ces trois facteurs, ajoutés à la turpitude et à l’esprit d’aventurier qui caractérisent la jeunesse, donnent très souvent comme fruits ou conséquences, malheureuses ou heureuses je ne saurai le dire, des grossesses qui font leurs apparitions dès la rentrée des classes malgré hyper-protectionnisme des parents et des sensibilisations pour le port des préservatifs.

De ce fait, cette période des vacances, devient de plus en plus une croisade que les éducateurs, les associations des parents d’élèves, à travers des émissions radiophoniques, lancent contre, à leur sens, ce qu’ils appellent les vices de l’oisiveté qu’offre la période des vacances.

Parallèlement, les églises réveillées parce que plutôt énervées, se mettent aussi à cette croisade, souvent pour exorciser les esprits diablotins qui corrompaient de manière particulière la jeunesse à cette période.

A leur niveau, beaucoup de veillées de prières nocturnes s’organisaient. Ces veillées de prières, paradoxalement, constituaient parfois le seul et véritable salut pour les jeunes filles de sortir en toute légalité de leurs maisons transformées en forteresse. Même parfois à ces veillées de prières, il n’est pas rare que les fidèles jeunes, en dépit les sermons où comme d’habitude le pauvre diable est toujours accusé, complotent dans leurs cœurs des apartés avec un diablotin au nom de leur amoureux ou amoureuse.

Quelques soient les controverses que peut créer cette période des vacances à Lomé, qui semblent être un conflit de génération, la jeunesse, elle, ne va pas par quatre chemins.
Elle profite des vacances car elle en a le droit, même si les moyens lui manquent encore à cause d’une économie étouffée par les irresponsabilités des dirigeants.

Outre ce que j’ai pu décrire de cette période des vacances et pour être juste avec la jeunesse que nous sommes, il faut reconnaitre aussi, le courage de ces jeunes, qui de plus en plus laissés à eux-mêmes, retroussent leurs manches pour gagner un peu d’argent et subvenir aux dépenses qu’exige la rentrée scolaire.

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