L’Occident : ce défenseur et fossoyeur des libertés en Afrique

Article : L’Occident : ce défenseur et fossoyeur des libertés en Afrique

L’Occident : ce défenseur et fossoyeur des libertés en Afrique

Sarkozy et Kadhafi en 2007. | REUTERS
Sarkozy et Kadhafi en 2007. | REUTERS

La défense des droits humains et l’élévation de l’homme à sa dignité fondamentale est l’un de mes soucis. C’est la raison principale qui m’a amené à animer ce blog. Là où l’homme est écrasé j’élèverai ma voix.

Cependant cette lutte que je me suis assignée ne saurait être comparée, sans souffrir de trahison,  à la lutte pour les des droits des pays occidentaux, cette mafia internationale.

Il ne suffirait pas que l’Occident doigte un président africain comme dictateur pour que je saute sur mon blog pour relayer l’information et criminaliser ce président.

Il ne suffirait pas que les medias colporteurs de la pensée dominante comme BBC, CNN, RFI et autres, relatent des informations sélectives pour assombrir l’image d’un président africain pour que je les suive comme un mouton de panurge.

Mon blog ne servira pas de tremplin à la pensée conditionnée pavlovienne que l’Occident nous distille à travers ses medias.

D’ailleurs je n’attends pas un prix international et je ne me déambulerai pas dans leur studio parce que je me suffis à moi-même. Je suis en fait un homme purement LIBRE et libre de tout.

Tandis qu’ils diabolisent Robert Mugabe, Paul Kagamé ou au delà de l’Afrique Mahmoud Ahmadinejad de l’Iran ou Vladimir Vladimirovitch Poutine , ils sont par contre ceux qui torpillent l’économie africaine, arment les rebelles, sèment la terreur au Congo et soutiennent la plupart des dictateurs qui leur font allégeance. Comment est-ce que ces décideurs occidentaux peuvent-ils nous donner des leçons de démocratie et de défense de droits humains ?

La mort de Kadhafi et la chute de Laurent Gbagbo sont en tout point de vue une honte pour nous Africains. Si nous prenions nos responsabilités, il serait possible que les crises Libyenne et ivoirienne soient réglées par nous les Africains. Mais hélas !

Ce que je demande aux Africains amoureux de leur continent, c’est de nous organiser sans attendre le financement d’aucun de ces pays afin de construire nos sociétés autour des idées fortes de Liberté- de Respect de la Vie- Respect des Opinions- et un Développement humain durale en dehors de la concupiscence capitaliste.

Un projet par les Africains, pour les Africains et avec les Africains doit être notre premier pas vers des lendemains meilleurs.

998462_10200861929648170_1162869939_n

Partagez

Commentaires

Osman
Répondre

« Un projet par les Africains, pour les Africains et avec les Africains doit être notre premier pas vers des lendemains meilleurs ». J’adore bien ce passage constructif, axé sur la capacité de l’Homme de se construire soi-même.
Partant des théories de l’Humanisme et d’Existentialisme, en toutes choses, l’Homme doit avoir la possibilité de s’ériger en maître de son destin. Certes, nous avons besoin des autres, mais pas nous dicter des lois, pas pour nous réduire à la servitude.
Bonne réflexion mon frère, comme c’est toujours le même enthousiasme de te lire.

Charles Lebon
Répondre

Salut Osman,

Tout d’abord merci pour ta contribution.

Je pense que certains principes comme la sincérité et la cohérence doivent être des éléments intrinsèques de notre démarche de défense des droits humains et même de toute bataille.
Que l'occident (j’entends ici par occident, les politiques, décideurs, multinationales, et les mafias de conseillers auprès de nos chefs d'Etats et bien sûr leurs medias) veulent défendre les droits humains, c'est son droit.

Mais je me démarque simplement de ses initiatives puisque entache de la non-sincérité et de l'incohérence. Etre sur ce plan nous devons, nous Africains produire un autre discours même si cela peut être dissonant.

Je reproduis ici le discours d’Aminata Traoré qui lui a valu l'interdiction de visa.

« Nous avons eu pendant plus de deux décennies le titre de démocratie exemplaire. Nous étions les bons élèves de la démocratie et du FMI, les bons élèves d’un libéralisme dont nous n’avions pas les moyens...

Le Mali a engrangé un maximum de soutiens financiers entre 1992 et 2002, mais qu’ont-ils fait de cet argent ? Il est allé à des projets qui n’ont créé ni richesses ni emplois.

La démocratie libérale telle qu’elle est définie par l’Occident, nous n’en voulons plus. Nous préférons nous poser la question de savoir comment démocratiser autrement, donner un vrai contrôle aux citoyens. [...]
On va voter pour 3 milliards d’euros ! Etonnant comment l’Occident parvient à obtenir ce qu’il veut en mettant de l’argent dans la balance. Nous allons vendre notre âme au diable...»

Comme elle, il nous faut ouvrir les yeux et surtout l’ouvrir grandement. Il nous savoir faire de la lutte africaine une lutte d'abord africaine et par les Africains. Organisons-nous donc à combattre nos dictateurs serviles à l’Occident sans avoir à quémander aucune aide venant d’eux.