Togo/Perspectives 2015 : La stratégie d’une Candidature Unique

Article : Togo/Perspectives 2015 : La stratégie d’une Candidature Unique
14 août 2013

Togo/Perspectives 2015 : La stratégie d’une Candidature Unique

Photo initiale atelier.net / modification et adaptation @togocouleurs
Photo initiale atelier.net / modification et adaptation @togocouleurs

Après l’élection législative de 2013 au Togo qui s’est soldée  sur une victoire écrasante et frauduleuse du parti au pouvoir de Faure Gnassingbé,  un constat s’impose : l’impérieuse nécessité d’une candidature unique de l’opposition togolaise pour la prochaine élection présidentielle de 2015.

L’idée n’est pas toute nouvelle. Les partis de l’opposition l’ont essayée. Mais  à chaque fois ou à chaque occasion, se croyant chacun plus paon que le paon alors qu’ils ne sont que dindons, ils finissent par se déplumer entre eux.

Il me semble donc qu’il est urgent pour nous qui n’avons aucune accointance politique d’exercer une pression sur cette classe politique à travers nos analyses et points de vue.

« Comment arriver au choix de ce candidat unique dans les plus brefs délais et commencer une pré-campagne présidentielle ? », tels sont les points que je présente dans les lignes suivantes :

  • Constat : les élections sont en 1 seul tour. Ne nous fatiguons pas : les 62 députés RPT/Unir ne reviendront pas sur cette disposition électorale. Nous irons, même s’il y aura encore des dialogues, à une élection présidentielle  à un seul tour.
  • Conséquence pour l’opposition : impérativement, un Candidat unique.
  • Atouts des législatives de 2013 : les législatives passées a le mérite de dessiner ou de préciser le poids des acteurs de l’opposition, même si je n’ai pas l’ombre d’un doute de fraudes massives.

Choix du candidat unique : dans cette condition, il ne revient pas au Comite d’Action pour le Renouveau (CAR), à l’Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS), à  la Convention Panafricaine des Peuples Africains (CDPA-Togo), ou autres de choisir le candidat unique.

La stratégie sera ce qui se fait déjà dans la plupart des pays assez démocratiques : si nous considérons les législatives comme un premier tour de la présidentielle, les autres partis de l’opposition ne peuvent pas imposer à l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre, un candidat. Dans cette condition, le souci des autres partis de l’opposition serait de sauver les meubles.

Appuyer le candidat de l’ANC à l’élection présidentielle de 2015 reviendrait pour eux à négocier trois choses :

1-      Dans un dialogue faire accepter par l’ANC une prise en compte de certains points de leur programme afin d’engager le Togo, après victoire, sur les rails d’une économie florissante et d’un développement durable

2-      Négocier certains postes dans le futur gouvernement

3-      Travailler sur un plan commun qui fera du premier quinquennat de l’opposition une véritable transition. Car après plus de cinq décennies  de détournement de fonds, de la mise à genoux du pays sur tous les plans, de la violation massive des droits humains, une véritable transition s’imposera.

Au même moment il reviendra à l’ANC de Jean-Pierre Fabre de se faire plus humble, rassembleur et se mettre à l’écoute de ces pairs de l’opposition.

Ceci dit, la stratégie d’une candidature unique me semble beaucoup plus un effort des autres partis de l’opposition surtout le CAR et la CDPA. Ils doivent pouvoir reconnaitre et assumer  leurs places sur l’échiquier politique.

Le temps presse. Moins de deux ans nous séparent de la présidentielle. Le choix de cette candidature unique doit se faire le plus rapidement possible afin que nous conjuguions nos efforts à dessiner les stratégies de campagnes et de sécurisation du processus du vote.

Attendre la veille des élections pour s’accorder ne peut qu’être encore une fois suicidaire pour l’opposition et une déception de trop pour nous qui avons soif d’une alternance politique dans notre pays.

 

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Commentaires

ZAD Marco
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Bonjour,
Pour une sortie de conflit entre AEC et CST, les partis devraient se donner les moyens de désigner un leader pour la prochaine présidentielle. Comme les américains et les français avec leurs primaires ouvertes.

Charles Lebon
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Salut ZAD Marco,

C’est tout ce que nous leur demandons. Et je pense que la société civile doit s’organiser pour les y contraindre. Merci bien !