Charles Lebon

A Lomé, elles sont toutes belles et très coûteuses!

Le bon Dieu aurait-il fait une faute technologique en créant la femme ? La femme serait-elle une erreur divine ? Dieu aurait-il créé la beauté en la faisant femme ? Dieu aurait-il symbolisé par cette créature tout ce que l’esthétique a de sublime ? Pourquoi dans le jardin d’Eden, la présence de Dieu lui-même, n’a-t-elle pas comblé, suffit, rassasié l’homme ? (Gn2 :20-25). La femme serait-elle le terme sans lequel l’être-homme se saurait être adéquatement défini ? La femme, est-ce un salut divin pour sortir l’être-homme de son angoisse métaphysique, ou une damnation pour l’empêcher de parvenir au sommet de la tour de Babel ?

Oh, la femme ! L’Esméralda ! Dis-moi,-toi Victor Hugo, est-ce une créature dont la présence, peut nous dispenser de jeter nos regards vers le ciel ? La femme, serait-elle une synthèse du paradis et de l’enfer ? Oh, mystérieuse créature ! Dis-moi, dis-nous qui tu es ?

Ce soir, comme chaque samedi soir, je faisais mes promenades sur les avenues les plus chaudes de la capitale togolaise, Lomé la belle, la coquette, quand entrainés par ce que je voyais, mes esprits s’envolèrent en enjambant les ennéades de Plotin, se détournèrent des vérités bibliques sur la création où la femme ne serait qu’une côte de l’homme, après les avoir longuement scrutés, et se jetèrent dans une contemplation métaphysique, espérant saisir dans un effort aristotélicien les essences des choses et surtout celle de la femme : qu’est-ce que la femme ?

En me posant ce soir ces questions, peut-être et certainement que mon esprit a dû vaciller par tout ce qu’il a vu. Et ne m’en voulez pas si parmi tout ce qu’il y a de beau sur ces avenues, tout ce que j’ai vu c’est la femme, parce que ce qu’il y a à voir n’est que femme.
A Lomé, tu n’aurais rien vu si tu n’a pas vu la femme. Rien ne peut réjouir la vue que la femme, la demoiselle Loméenne, dans sa version non-marié et libre. Je vous l’avoue, elles incarnent la beauté. A Lomé, la beauté s’est faite femme ou mieux la beauté est femme !

Je ne sais pas s’il y a de nos jour une usine qui les produits en série, mais la nouvelle génération des filles que je croise à Lomé présente une morphologie hautement améliorée. Peut-être que les théoriciens de l’évolutionnisme pourront nous donner des indices scientifiques. Ben, en attendant, je vois ce que je vois !

De plus en plus, ces jeunes filles parce que d’une beauté insolente sont l’une des causes du déséquilibre des repères moraux et dogmatiques, mettant dans l’embarras les chrétiens fervents qui n’ont droits qu’à une seule d’entre elles devant l’autel du bon Dieu.

Des cheveux aux chevilles, c’est Aphrodite elle-même qui se dévoile à vous. Le tour des hanches est parfais, le devant et le derrière vous atomisent.

Elles sont saintes et diaboliques. Elles sont plus que ça ! N’ont-elles pas fait perdre la tête même aux anges ? La dernière tentation de Jésus pouvait être aussi bien elles ! Dominique Strauss-Kahn, lui-même n’a-t-il pas préféré au fauteuil présidentiel, la femme ?

Ce soir-là, en rentrant à la maison, j’ai bien compris que la femme, la demoiselle Loméenne pourrait être aussi bien une cause majeure des accidents de la circulation. Elles sont les centres focaux de tous les regards, de toutes les attentions.

Ne me le reprochez pas, ce soir je les ai bien regardés, j’ai bien rincé les yeux comme on le dit chez nous ici. Mais je n’étais pas le seul. J’ai même remarqué que certains hommes bien qu’étant accompagnés, ne manquaient pas de jeter des regards furtifs au dessus des épaules de leurs conjointes, tandis que ces dernières croyaient que leurs maris craquaient pour leurs yeux révolvers.

Ce soir, j’aurais bien aimé rentré chez moi avec une de ces créatures qui mettaient en mouvements tous les pantalons et en feu tous vos sens.
Mais un exercice rapide de calcul mental m’en a dissuadé. La raison, elle est toute simple : ces filles canons, croquantes, éblouissantes sont chères, trop chères !

S’il est vrai que j’ai été éblouit par leur beauté, je n’ai pas du tout, par contre, été aveuglé par le coût des apparats qui les rendaient déstabilisantes.

Il suffit de humer leurs parfums pour savoir que c’est de la haute classe ! La femme Loméenne, cette jeune fille, ce n’est pas pour les pauvres. L’amour n’a plus rien à voir avec Roméo et Juliette.

• La jeune fille : une entreprise chère et périlleuse

La jeune fille Loméenne, si elle est toute belle, toute provocante, elle est surtout un besoin, donc une dépense.

Comme je vous le disais, j’ai bien voulu rentré à la maison avec une de ces diablesses angéliques, lorsque j’ai eu le bon réflexe mathématique et économiste : est-ce un projet que mes revenues financières peuvent supporter ? Si je l’entame, pourrais-je arrivé au bout de cette aventure sans y laisser des plumes ? Puis-je supporter la femme si elle se définit comme une dépense à supporter par son conjoint ?

Je ne suis pas arrivé au bout de mes calculs, car le premier élément, le parfum, que j’ai évalué, dépasse déjà d’un quart mes revenues. Et dire qu’il y a les mèches, les rouges à lèvres, les chaussures, les savons, les colliers, les bijoux…..l’inventaire est sans doute kilométrique !
Conclusion : c’est une entreprise trop chère et périlleuse pour ma pauvre bourse.

• Ce que « ce soir-là » m’a enseigné

Ce soir-là, j’étais rentré chez moi heureux d’avoir rassasié mes yeux de cette beauté togolaise, mais contrit que cette beauté ne peut se dissoudre dans mon lit pour la simple raison que je ne suis pas riche, je ne suis pas capable de payer la femme.
J’étais rentré jaloux contre ces gros messieurs qui chaque soir garaient leurs gros cylindres aux coins des rues pour nous arracher nos filles qui ne sont pas de leur âge. Elles sont jeunes et doivent être prioritairement être aux jeunes ! Pas aux vieux !

J’étais rentré dans ma cabane très en colère ; en colère contre les mouvements féministes qui, il me semble, ne s’attaquent pas aussi aux problèmes du coût de la femme.
Comment peut-on me parler de la parité entre homme et femme, si cette dernière a été achetée ? Ici, la femme, elle-même se considère comme une marchandise rarissime et agit comme telle. Aussi élève-t-elle les enchères pour se donner au plus offrant.

Je veux bien que mes sœurs, dont j’apprécie la beauté et le grand soin apporté à leurs corps, soient les plus belles du monde, mais je préfère que leur beauté ne soit pas un gouffre pour les économies des hommes.
Dès lors, elles pourront recouvrir leur dignité d’être-femme, réclamé leurs droits légitimement aux cotés des êtres-hommes. Tant qu’elles même se considéreront comme étant des objets, tant que les hommes aussi croiront qu’elles doivent leur servir d’enjoliveur pour apparaître en public, le rêve féministe ne pourrait se réalisé qu’à la saint-glinglin.

Le féminisme à Lomé doit d’abord commencer avec une prise de conscience de ces jeunes femmes, futures cadres de nos républiques et faire du travail la nécessaire condition de leur émancipation vis-à-vis des mentalités phallocratiques.

Ce soir-là, j’ai compris que le combat féministe est une très bonne chose, car si toutes, elles étaient mordues par les idéaux féministes, j’aurai pu rentrer chez moi avec une d’entre elles qui ne me dira pas : « je t’aime mon cœur » en pensant à ma poche !


Les vacances: un sacré temps pour les jeunes à Lomé!

L’un des temps espérés, attendus, organisés, planifiés par les jeunes de la capitale Togolaise, Lomé la belle, et tant redoutés par les parents, tuteurs, est bien les grandes vacances scolaires.
Lomé vibre en effet depuis fin juin aux rythmes des vacances, faits de concerts, de colonies de vacances, de randonnées sur la plus belle plage de la sous-région qui borde toute la capitale ou encore des weed-end dans la région des plateaux où la nature, généreuse comme les seins saints et diaboliques d’une jeune loméenne, offre un climat et des habitudes exotiques et érotiques rêvées, des nuits assez mouvementés, des soirées en catimini et même des conférences en duo entre les secrets des quatre murs où garçons et filles se donnent des cours d’anatomie comparée.

La liste des créativités joyeuses à l’actif de la jeunesse est si longue, si riche et si variée, qu’elle semble portée remède à la longue période des 9 mois que dure l’année scolaire avec les sacrifices et le dur labeur des études consenties par la jeunesse.
Ceci est bien mené à son terme grâce à quelques facteurs.

Quelques facteurs favorisants

• La disparition temporaire du calvaire des études fait de la jeunesse, des électrons libres, qui peuvent tourner autour de n’importe quel noyau surtout si ce noyau a pour nom sexe, alcool ou tout ce qui est un proche parent de l’épicurisme.

• Plusieurs concerts par semaine: pour les artistes et les managers, les vacances, c’est le temps idéal pour, non seulement se faire des sous, mais surtout une occasion de servir, à la population loméenne, leurs talents. A chaque concert, le Palais des Congrès, lieu où se déroule la plus part des manifestations, est souvent plein à craquer.

• Une saison climatique favorable: la période des vacances est périodiquement traversée par le vent de la mousson. Un climat humide, avec des nuits assez froides. Ce climat, tel les signes du zodiaque, a-t-il une influence sur la libido?

Ces trois facteurs, ajoutés à la turpitude et à l’esprit d’aventurier qui caractérisent la jeunesse, donnent très souvent comme fruits ou conséquences, malheureuses ou heureuses je ne saurai le dire, des grossesses qui font leurs apparitions dès la rentrée des classes malgré hyper-protectionnisme des parents et des sensibilisations pour le port des préservatifs.

De ce fait, cette période des vacances, devient de plus en plus une croisade que les éducateurs, les associations des parents d’élèves, à travers des émissions radiophoniques, lancent contre, à leur sens, ce qu’ils appellent les vices de l’oisiveté qu’offre la période des vacances.

Parallèlement, les églises réveillées parce que plutôt énervées, se mettent aussi à cette croisade, souvent pour exorciser les esprits diablotins qui corrompaient de manière particulière la jeunesse à cette période.

A leur niveau, beaucoup de veillées de prières nocturnes s’organisaient. Ces veillées de prières, paradoxalement, constituaient parfois le seul et véritable salut pour les jeunes filles de sortir en toute légalité de leurs maisons transformées en forteresse. Même parfois à ces veillées de prières, il n’est pas rare que les fidèles jeunes, en dépit les sermons où comme d’habitude le pauvre diable est toujours accusé, complotent dans leurs cœurs des apartés avec un diablotin au nom de leur amoureux ou amoureuse.

Quelques soient les controverses que peut créer cette période des vacances à Lomé, qui semblent être un conflit de génération, la jeunesse, elle, ne va pas par quatre chemins.
Elle profite des vacances car elle en a le droit, même si les moyens lui manquent encore à cause d’une économie étouffée par les irresponsabilités des dirigeants.

Outre ce que j’ai pu décrire de cette période des vacances et pour être juste avec la jeunesse que nous sommes, il faut reconnaitre aussi, le courage de ces jeunes, qui de plus en plus laissés à eux-mêmes, retroussent leurs manches pour gagner un peu d’argent et subvenir aux dépenses qu’exige la rentrée scolaire.


Togo: Les Gnassingbé lavent leur linge à la Justice

L’un des bons sens les mieux partagés dans la sous-région ouest africaine est cet adage: « le linge sale se lave en famille ».

Mais, depuis 1990, le vent de la démocratie qui souffle sur le continent noir, ne balaie pas seulement les partis uniques, le culte de personnalité ou encore l’omnipotence des églises traditionnelles; il a fait voler en éclat bien des mentalités, réinstallant et semant sur son passage les idéaux des droits universels et inaliénables de l’homme.

La justice institutionnelle apparaît désormais comme le moyen civilisé et équitable pour se régler les comptes.
Fini donc cette justice familiale qui protège les accusés surtout lorsque le crime relève d’un tabou.
Ainsi, si ce Tonton tant respecté du village, du quartier ou de la maisonnée viole sa nièce, sa cousine ou sa fille etc…. alors au nom du sacré silence et de l’honneur de la famille, zut! Silence! Ce linge sale…, ben! On le lave tout simplement en famille.

Mais depuis que les Blancs – ah, encore ces sacrés satanés de Blancs diront les pseudo-patriotes africains – ont essaimé dans nos sociétés des organisations tout azimut pour nous convertir de nos mentalités dites archaïques, traditionnelles voire fossilisées, on voit de plus en plus ces tontons bégayés bien devant des juges qui ne connaissent rien de l’arbre à palabre, pontifiant les procès, drapés de leur toge comme un évêque prononçant l’acte d’inquisition, et cachés derrières leurs lunettes à montures dorées peut-être pour mieux voir la vérité.

La famille Gnassingbé, la famille présidentielle bien que les gènes d’un passé dictatorial font désormais partis de leur héritage génétique, n’a pas échappé à ce vent ravageur, dévastateur, bienfaiteur.

Cette famille aussi fut mordu. Il n’a y plus le vieux Baobab, le Timonier, comme l’appelaient ses compatriotes, pour réunir sa famille en conseil à Pya, son village natale et pouvoir donc laver le linge sale en famille.

Puisque le vieux Baobab, père de Faure et de Kpatcha, surmoi qui refoulait les ça de ces deux garçons n’est plus, fini la lessive de famille! Tous à la Justice des Blancs!

Mais ici le dommage est que si cette justice est la justice des Blancs, ça rassurerait. Justice des Blancs, elle l’est seulement dans les textes. Je ne sais même pas pourquoi avec des yeux à faire fuir le diable, les professeurs menaçaient les étudiants de ne pas faire couper-coller, puisque nos lois, nos institutions et même les protocoles officielles ne sont que des couper-coller des réalités françaises.

Mais n’attendez pas que notre justice ressemble à celle des Blancs. Car ici, il est rarissime que les hommes puissants comme DSK, soient traduits en justice par une simple Nafissatou. L’accusé est très souvent le faible et l’accusateur le fort, parfois très « Faure ».

S’il arrivait pas mégarde le contraire, et bien le juge flanquait à l’accusateur une caution en millions. Et ben tout est dit! Vivant au dessous d’un dollars par jour, que voulez-vous qu’il fasse?

Bon, ce n’est pas notre sujet, pas de polémique! Que disais-je?

Six ans après la mort du général Gnassingbé, le saint sage, voilà que ses fils, ses filles, ses veuves, ses petits-fils, ses belles-filles, ses belles-mères, toute sa famille se trottinent au palais de justice de Lomé.
La justice par définition est le lieu où tout va se savoir. Ainsi les humains étant plus préoccupés de ce qu’ils peuvent savoir des autres que du « connais-toi toi même » de l’oracle de Delphes, affûtent déjà leurs oreilles pour ne pas rater le grand déballement made Gnassingbé.

• De grâce ne mêlez pas le Togo à votre lessive!

M. Kpatcha Gnassingbé et coaccusés sont accusés de « tentative d’atteinte à la sûreté de l’État togolais ».
Ce n’est là qu’une fausse accusation. En parlant de fausse accusation, je ne suis pas dans la logique des avocats qui veulent établir la vérité ou la non-vérité de l’acte d’accusation.

Considérons la proposition : « atteinte à la sûreté de l’État Togolais ». Cet acte d’accusation fait de l’État Togolais le plaignant.
C’est donc le Togo y compris ma pauvre personne qui traine donc Kpatcha et coaccusés en justice. C’est là où je crois que le mensonge est assez sournois et titanesque.

Il vaut mieux formuler l’acte d’accusation de la manière suivante: « …accusés pour tentative d’atteinte à la sûreté et aux ambitions de Faure Gnassingbé« .
Il y a bien longtemps que la sûreté de l’État Togolais n’est plus sûre. Elle a déjà été bafouée, avilie; elle n’existe plus; elle est morte!

Mais si nous voulons rester dans la logique de l’acte d’accusation initial, il faut aller à la source pour savoir les vrais gangsters qui ont porté atteinte à la sureté de l’État Togolais. Car la sureté de l’État, c’est sa Constitution. Et qui avait porté atteinte à la Constitution? Réponse sans ambigüité possible: Faure Gnassingbé avec une poignée de militaires.

Il est donc impossible pour tout esprit bien bâti, que ce soit Faure Gnassingbé qui porte plainte pour de telle accusation.

Ce 1er septembre, il devait être à la tête des accusés avec à son actif un acte d’accusation plus affirmatif qu’imaginatif  » Faure Gnassingbé et coaccusés y compris vous Kpatcha, vous êtes accusés non plus de tentative, mais d’atteinte à la sûreté de l’État Togolais ».

Ainsi s’il doit y avoir procès, il faudrait nécessairement commencer par là.
Car le procès auquel on assistera, sera semblable à l’histoire de deux brigands qui, après avoir opéré un vole, sur le chemin du retour, cherche chacun à éliminer l’autre pour garder à lui seul tout le butin.

Dès lors, de grâce, qu’on enlève le nom du Togo, encore moins de sa sureté dans ce procès, puisque de sa sureté ou de son intérêt, rien ne sera à son profit.

Mais vivement, que ce procès commence! J’ai hâte d’assister au grand déballage!


Affaire du riz contaminé: Mme Julie Béguédou peut-elle rassurer les Togolais par la Justice?

Julie Béguédou responsable de l'importation du riz (republicoftogo.com)
Alors que la Corne de l’Afrique a besoin du riz pour ne pas mourir, le riz au Togo fait ces derniers jours l’objet d’une polémique suite à la révélation d’une cargaison de riz contaminé débarquée au port de Lomé.

Les faits:

Au début de la semaine dernière, les journaux de la place ont alerté la population du débarquement au port autonome de Lomé (PAL) le 08 août, d’une cargaison de riz, en vrac et sans emballages, d’une quantité de 190.000 sacs de 100 Kg, importée des États-Unis et qui serait contaminée.
L’hebdomadaire Indépendant Express a révélé que la cargaison de riz est couverte en surface par « des produits de fumigation, fumitoxin, une matière hautement toxique qui était directement jetée sur les grains de riz ».

Selon cet hebdomadaire : « Des experts en chimie ont confirmé que le taux de toxicité est multiplié par dix lorsqu’il se met en contact avec la chaleur, or ce riz est conservé dans des conteneurs qui produisent une température supérieure à celle produite par l’organisme humain ».

Une situation de psychose et de méfiance

Cette nouvelle très vite a fait le tour des marchés, créant du coup une méfiance généralisée des consommateurs envers toutes sortes de riz sur le marché.
« Dans ma maison j’ai interdit la consommation dur riz jusqu’à nouvel ordre » m’a confié un père de famille.
Sur le marché, le manque à gagner des commerçants du riz révèle la psychose créée par les révélations du riz contaminés dans la population qui reste méfiante envers l’assurance de la société d’importation Elysée Cotrane, et les déclarations inopportunes du gouvernement.

Le gouvernent dans une situation bien embarrassante:

A la révélation de cette affaire, les citoyens togolais et les acteurs des droits des consommateurs, attendaient du gouvernement, des mesures conséquentes et préventives.
Mais la déception est grande et du coup contribue à la polémique autour de cette affaire.

Dans un communiqué publié jeudi par le quotidien nationale Togo Presse, le ministre Ahoomey-Zunu Séléagodji, ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur privé, souligne que « De l’avis des experts, la substance gazeuse et les comprimé utilisés ne laissent pas de résidus toxiques dans les produits agricoles ou denrées alimentaires traitées ».

Mais en même tant, il fustige les journalistes en concluant que : « Au terme des investigations, il est apparu que les informations diffusées sont totalement fausses et reposent, sans doute, sur des interprétations fantaisistes émanant de personnes non qualifiées ».

S’il est vrai que le ministre semble rassuré la population en déclarant que les autorités « ne sauraient en aucun cas et pour quelle que raison que ce soit autoriser la vente de produits impropres à la consommation », le doute et la méfiance n’en demeure pas moins du faite de la position de la directrice de cette société Elysée Cotrane qui a importé le riz: Mme Julie Béguédou


Mme Julie Béguédou: une donnée polémique

Selon certaines indiscrétions, la dame Béguédou serait l’une des nombreuses femmes du président de la république Faure Gnassingné. Elle aurait même été pour quelque chose dans le limogeage du ministre du commerce Kokou Gozan.

Pour sa proximité donc avec le chef de l’État, beaucoup de Togolais et d’analystes sont sceptiques quant à la réaction du gouvernement à son encontre. Ceci d’ailleurs semble être corroboré par les déclarations du ministre du commerce qui n’est en fait qu’une prise de position en faveur de cette dame.

Une solution pourtant simple

Cette affaire du riz contaminé, est pourtant simple, puisque le riz n’aurait déjà pas été déchargé sur le marché.
Quoi de plus simple que de diligenter un nouvelle expertise en union avec la société civile pour dissiper les inquiétudes?
Nous avons vu avec quelle promptitude l’Union Européenne s’était saisie de l’affaire des concombres contaminés, même si les pauvres concombres au final n’en sont pour rien.

Et pourtant ici au Togo, nous en sommes encore à des polémiques autour du riz. Notre gouvernement est incapable de gérer cette affaire, non moins importante, puisqu’il s’agit du domaine alimentaire, mais combien petite puisque l’une des premières priorités devrait être non seulement la sécurité militaire d’un régime mais encore et surtout la sécurité des citoyens sur tous les plans?


Peut-on rassurer les Togolais par un verdict fantaisiste?

Le lundi soir, le journaliste Carlos Kétohou de l’Indépendant Express a reçu de la dame Julie Béguédou, une citation directe à comparaitre devant le tribunal de première instance de Lomé ce mercredi. L’audience ce matin à été renvoyée au 7 septembre 2011.

Mais si on conçoit la position de la dame Béguédou et l’état éthique de notre justice tel que je l’ai décrit dans un article précédent, on peut deviner sans aucun doute déjà le verdict.

Mais dans ce cas, même si le journaliste est condamné, reste à savoir si un verdict peut obliger les Togolais à consommer un riz contaminé dont l’assurance ne reposera que sur un verdict fantaisiste.


BlogCamp Togo Première Edition: De jeunes togolais se mobilisent autour du web

Le blogueur Toussiné à l'ouverture du Blogcamp
L’Agence Universitaire de la Francophonie/ Centre Numerique de la Francophonie de Lomé AUF/CNFL a servi de cadre à la première édition du BlogCamp Togo ce samedi 20 août.

Les participants, une vingtaine, de profils divers – blogueurs, journalistes, accro du web, débutants – se sont penchés autour du thème « Mutualisation des ressources de blogging ».

Dans une ambiance conviviale de partages, d’échanges, cinq sujets principaux ont permis aux participants de partager leurs ressources du blogging et de faire l’état des lieux du blog au Togo. Selon Marthe Fare qui nous a fait l’état des lieux du blogging au Togo, il est difficile de donner un chiffre exact; mais on peut dire qu’il y a une centaine de blogs togolais voire peut-être plus. Ceux-ci sont composés essentiellement de Togolais expatriés et locaux.

Les expatriés sont les premiers à bloguer autour des années 2003-2004. On peut citer le blog de Reinhardinio qui est essentiellement sportif. Les autochtones ont relativement commencé tard leur blog, certainement du fait que la chereté de l’outil informatique et de l’internet a été et demeure un luxe pour la population. On peut citer Kangni Alem qui est probablement le premier à tenir son blog du Togo.

Cette présentation a été suivie par d’autres sujets présentés par Charles Lebon, Noël Tadegnon, Gerry Taama, Sylvio Combey, et Toussiné:

• Comment bloguer plus souvent ? – Blog individuel versus Blog collectif
• Bloguer pour être lu – écriture web
• Blog & réseaux sociaux
• Comment devenir un blogueur influent ? – blogging politique et citoyen

L’accent a été mis dans les différentes interventions sur la nécessité d’avoir un blog de qualité qui permettra une blogosphère togolaise de référence. Les participants se sont aussi permis d’échanger sur la possibilité de bloguer en Ewé, une langue parlée au sud du Togo et que le sud du Bénin et du Ghana ont aussi en partage. Avec plusieurs autres Togolais qui nous suivaient sur twitter via le hashtag #Blogcamplome, un choix participatif a permis de dégager un néologisme qui uni un terme en langue éwé avec le concept blog. Ainsi à travers le vote qui a eu lieu directement sur le mur Facebook de l’ETTIC (Espace Togolais pour les Technologies de l’Information et de la Communication), le néologisme « Nyablog » a majoritairement retenu l’assentiment des votants.

Remercions ici l’AUF/CNFL qui nous a offert sa salle de formation bien équipée en outils informatiques. Ceci a permis aux participants de mettre en œuvre à temps réel leurs savoirs faire en mettant en ligne ce Blocamp Pemière Edition avec les technophiles et les webophiles. Une partie de l’évènement a donc pu être suivie en directe via justin.tv sans oublié Noël Tadegnon qui depuis la capitale du Bénin, j’ajoute dans sa chambre d’hotel, a assuré la communication de son thème.

Le succès de cette rencontre entre blogueurs, dû aux échanges, à la participation, aux partages des savoirs faire des uns et des autres, jette déjà les bases d’une réelle volonté de mieux s’organiser et fraterniser autour d’une blogosphère qui aura le mérite de rassembler des jeunes qui n’ont qu’une seule valeur absolue: le bonheur et l’amour de leur pays.

Cette rencontre, qui n’a pas été sponsorisée par aucune société de la place, sinon que par la contribution des initiateurs, s’est bien évidemment terminée autour d’un déjeuner au alentour de 14h30. Comme dirait quelqu’un, ce n’est qu’un « aurevoir ».

Un projet notamment la construction des centres hub-sociaux que portera une association en cours d’officialisation « Nativ », fera de cette première rencontre des blogueurs, un pont et un point de départ pour une dynamique réelle autour des nouvelles technologies de l’informatique et de la communication.

Un projet dont la réalisation, permettra à de nombreux blogueurs d’optimiser leurs créativités dans un pays où l’accès à l’internet, le coût de l’outil information n’est pas à la bourse de tous ceux qui ont certainement quelques choses à apporter à ce pays à travers le blogging.

Quelques photos:



Togo: L’avenir de mon pays semble sombre!

Une semaine sépare déjà mon précédent article de celui-ci. Pour moi c’est déjà un temps relativement long pour m’exprimer à travers mon blog. Ceci pour une seule raison: bien que mes activités m’ont aussi énormément occupé entre la recherche philosophique et la préparation d’une communication pour la première édition du BlogCamp Togo, je me suis donné un petit temps de réflexion. Compte tenu de certains évènements successifs qui se passent dans ce pays atypique, je me suis gardé d’apporter seulement l’information; mais de porter une réflexion peut-être prophétique sur ces événements autour d’une seule question: Que présage l’avenir pour mon pays bien aimé le Togo?

Vous constateriez déjà que le titre que porte cet article est l’une des conclusions auxquelles je suis arrivé.
Oui, l’avenir de mon pays semble sombre!

Vous, spécialistes de l’Afrique et du Togo, experts et grands observateurs politiques, patati patata, ne me demandez pas les signes ou raisons qui sous-tendent mon affirmation. Car je vous répondrai comme Jésus aux pharisiens: «Lorsque vous voyez un nuage se lever au couchant, aussitôt vous dites que la pluie vient, et ainsi arrive-t-il. Et lorsque c’est le vent du midi qui souffle, vous dites qu’il va faire chaud, et c’est ce qui arrive. Hypocrites, vous savez discerner le visage de la terre et du ciel; et ce temps-ci alors, comment ne le discernez-vous pas? » (Luc 12, 54-56). Il n’est donc pas surprenant que vous n’ayez pas vu venir le vent des révolutions de 2011!

Mais je me fais le devoir de rappeler ces signes, les signes du pourrissement, gages d’un renouveau. Car « si le grain ne meurt, il ne peut porter du fruit » (Luc 13,18-21).

 Faure, un président assis sur des braises

Il sera difficile voire impossible à Faure Gnassingbé de redorer un quelconque blason de démocrate. Les conditions qui l’ont porté au pouvoir en 2005 avec plus de 500 à 1000 morts, à jamais hanteront ses sommeils. Même toutes les jolies demoiselles de la capitale ne pourront lui donner un sommeil paisible au lit.
Il est difficile quelque soit l’image médiatique que se donnent nos dirigeants, de vraiment savourer les suites agréables d’un pouvoir au prix terrible d’un holocauste humain.

L’honnêteté voudrait que le fautif ne crie pas seulement à la réconciliation, mais aussi et surtout qu’il réponde de ses actes. C’est cela la dignité que peut avoir un homme si dignité il y a encore! Et cela s’appelle être responsable.

Aussi le rappellerai-je, qu’il est impératif que Faure, la poignée de militaires putschistes de 2005 et la minorité d’insolents bourgeois qui entoure le palais présidentiel, répondent de leur crime à la Cour Pénale Internationale.


 L’affaire Kpatcha ou Kpatcha Gate

Une des braises les plus incandescentes qui brulent sérieusement mon cher président, est l’affaire concernant l’arrestation de son demi-frère, Kpatcha Gnassingbé. Affaire désormais connu sous le nom de Kpatcha Gate.

Le fait que le président arrête son frère, un des piliers inébranlables du régime, fragilise son propre camp, et de facto le met dans un état phobique ainsi que ses fidèles. Désormais la psychose à changer de camp avec le vent de soupçon qui plane sur le régime quarantenaire. La preuve la dernière arrestation du tout puissant général Assani Tchidjani.

Jean-Pierre Fabre, un opposant tapageur et gaulois, le casse-tête du pouvoir en place.

D’habitude au Togo, chaque fois après les élections, le scenario est bien connu: voteproclamation des résultatsrépression tout azimutdialogue– et retour au calme.

Mais cette fois, après les élections passées, cette chaine de scenario n’a pas abouti. Les deux dernières scènes: dialogue et retour au calme ne sont pas un acquis.

Et cela à cause d’un certain groupe, aujourd’hui parti politique, ANC, mené par un tonitruant et irréductible gaulois, Jean-Pierre Fabre, ancien dauphin devenu rebelle de Gilchrist Olympio.

En effet depuis plus d’un an, chaque samedi des marches de protestation se font à travers les rues de Lomé, créant un climat socio-politique agité.

La volonté de Faure d’aller encore à une énième dialogue avec la classe politique est la preuve que les élections sont un facteur de crise et d’instabilité dans notre pays malgré les observateurs qui écarquillent leurs yeux en les fermants lors de ces élections. Et pourtant Faure n’a-t-il pas été proclamé par une Cour Constitutionnelle semblable à celle de la Côte d’Ivoire, vainqueur avec plus de 60% des voix?

 Un courant de journalisme citoyen ou de combat

Si l’on peut dire que la plupart des penseurs sont fils de leur temps, cela est sans nul doute applicable à certains journalistes, organes de presse et radios à Lomé.

Plus que jamais, ou le climat socio politique est sombre, noir, ténébreux par une volonté délibérée de ceux qui sont de mèches avec la corruption -puisqu’on ne vole mieux que dans le noir- certains journalistes et radio de la place servent de lanternes à la population.

Je cite simplement ici quelques-uns: Francis Pedro Amouzou, du journal Crocodile News; Ferdinand Ayité de l’Alternative, Jérôme Sossou, du Triangle des enjeux…, qui seraient tous sur une liste de l’ANR, Agence Naltionale de Renseignements, à éliminer; trois radios: Victoire FM 96.3, Légende FM 92.7 et Fréquence FM 103.9, qui organisent quotidiennement des émissions interactives. Je peux dire qu’à travers ces émissions, la prophétie de Jésus se réalise ici dans mon pays: « Rien en effet, n’est voilé qui ne sera révélé, rien de caché qui ne sera connu. C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l’oreille dans les pièces les plus retirées sera proclamé sur les toits » (Luc 12,2-3).

Et bien, ces journalistes n’ont pas leurs langues dans la poche, ils proclament sur les toits les couloirs sombres du régime de Faure. Et dans ce contexte, il n’est pas surprenant qu’ils soient menacés de mort par un régime démocratique qui a tous les symptômes de la dictature.


 Une justice hantée par les juges

S’il existe une justice dans le monde qui a peur de ses juges, c’est bien au Togo. Vous pouvez m’accuser d’exagération. Vous avez raison, soit; mais je l’affirme parce que je veux que la justice de mon pays soit la meilleure possible. Une justice qui soit le dernier et solide rempart qui puisse réellement réconcilier les fils et filles d’une même nation. Nous pouvons ne pas être les États-Unis d’Amérique, mais nous pouvons mieux faire qu’eux. Rien ne nous destine à la médiocrité.
Mais ma déception est grande, énorme, gigantesque.

Tordre le cou à la justice, voilà la spécialité de certains juges. Sous leurs mains terribles et troubles, la justice crie au secours. Je donne seulement un exemple qui concerne la forme. Dans les cas de Kpatcha Gnassingbé et de l’ancien premier ministre Eugene Adoboli, les procédures ont connu et connaissent une contorsion bizarre qui fait frissonner même les profanes de la profession de justice. Arrêté un député dans la levée de son immunité, jugé un citoyen sans qu’il ne soit formellement averti des charges qui sont retenues contre lui… et la liste est trop longue.

Dans ce contexte où des poches de résistances, de mouvements d’humeur de plus en plus fréquent des salariés ou des syndicats, dans ce contexte où la grogne sociale telle un magma boue au fond du cœur socio-politique de mon pays, rien ne pointe à l’horizon pour assurer cette population qui vit de plus en plus dans la précarité.

Au contraire, on assiste à des manœuvres politiciennes pour s’éterniser au pouvoir.
Malgré l’expertise politique qui entour Faure, je crois que la cécité qui couvre les yeux de tout régime qui vit dans l’illusion créée par sa distance avec le peuple et le mensonge érigé en méthode, ne laissent pas ce régime envisager le pire ou peut-être la honte à l’image d’Hosni Moubarak, si jamais le peuple décide de prendre en mains son destin.

Faure et son régime, s’ils le veulent, peuvent offrir à ce peuple laborieux un avenir respectueux. Je ne dirai pas comme un autre blogueur ami Camerounais qui a titré son tout dernier billet en se demandant : Qui sont ces camerounais qui bruleront le Cameroun demain ? Je veux avoir la joie d’écrire : Qui sont ces togolais qui construiront le Togo demain sinon aujourd’hui même ?

Nous pouvons faire les choses en grand. La transparence peut être une réalité dans notre pays. L’alternance peut se faire en toute fête.
Faisons de ce pays un modèle, et je le rêve meilleur que les autres nations quelques qu’elles soient. Et, ce sera peut-être là le début d’une ère nouvelle pour l’Afrique. Yes, we can!


BlogCamp Togo Première Edition coming soon!

La première édition du BlogCamp Togo, sur l’initiative du blogueur Toussine, se tiendra à Lomé le Samedi 20 Août 2011 de 9h00 à 14h00 dans la salle de formation de l’AUF/CNF-Lomé, autour du thème : “Mutualisation des ressources de blogging”.

Les thématiques retenues sont :

– Comment bloguer plus souvent ? Blog individuel versus Blog collectif ;
– Bloguer pour être lu – Écriture Web ;
– Blog et réseaux sociaux ;
– Blog et journalisme : étude de cas « SlateAfrique », « RFI » et « Jeune Afrique » ;
– Comment devenir un blogueur influent ? Blogging politique et citoyen.

Le BlogCamp?

Le BlogCamp est un rendez-vous entre blogueurs, experts ou simples curieux du Web dans l’esprit des BarCamps bien connus des technophiles. Les Blogcamps proposent de favoriser l’échange autour du blogging et plus largement du Web.

L’accent sera mis sur le dialogue, la liberté, le partage et la convivialité. L’objectif est d’une part, de dynamiser le blogging au Togo, une activité marginale en quête d’une audience significative et, d’autre part, d’offrir aux blogueurs un espace d’échanges en vue de la mutualisation de leurs ressources et du partage d’expériences.

Toute personne voulant y participer où contribuer d’une manière ou d’une autre – participation gratuite- est la bienvenue. Vous pouvez me laisser votre e-mail à travers le commentaire et je me ferai le plaisir de vous contacter.


Marche pour préserver la liberté de Presse au Togo : les Images

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Ce samedi à l’appel de SOS Journaliste en Danger et de l’association Journaliste pourles Droits de l’Homme (JDHO), une grande marche pour la préservation de la liberté de presse s’est déroulée dans les rues de Lomé.

Dans mon précédent article, je faisais état des menaces d’atteintes à l’intégrité physique de certains journalistes jugés trop critiques envers le pouvoir de Faure Gnassingbé. Menaces révélées par ladite association des journalistes qui malgré les démarches administratives effectuées envers les autorités compétentes, ont désagréablement fait l’expérience du mutisme coupable de l’Etat.

Craignant peut-être l’effet de cette marche le ministre de la sécurité et de la protection civile, le col. Latta Gnama Dokissime, a encore fait une fausse note certainement grotesque et scandaleuse  dans laquelle il qualifie ces allégations de menaces  de «montage scandaleux et d’affabulation grotesque».

Soutenue par les Organisation de Défenses des Droits de l’Homme (ODDH) et certains partis politiques, cette marche qui devrait avoir pour point de chute le Palais des Congrès, s’est finalement terminée devant les portes de l’ambassade de France au Togo dans des situations déplorables et condamnables.
La gendarmerie, sans rime ni raison, a chargé la foule de gaz lacrymogènes et arrêtés quatre (4) personnes dont une femme. Situation de forces qui nous a obligés  donc de nous replier à l’ambassade de France.

C’est ainsi devant les portes de l’ambassade de France,  que tour à tour, les journalistes dont Ferdinand Ayité  président de SOS Journaliste en Danger et Francis Pedro, directeur de Crocodile news et les représentants des ODDH ont réitéré la nécessité de diligenter une enquête contre cette Agence déjà accusée de tortures et de détention arbitraire, et la démission de son directeur le col. Yatrofeï Massina.

Je vous propose donc quelques photos de cette manifestation  que j’ai prises aujourd’hui (N.B : Elles appartiennent exclusivement à Togocouleurs et à Mondoblog

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Terroriser pour régner : un Complot ourdi contre les Journalistes au Togo

photo source: letogolais.com
Le 22 juillet 2011, les médias togolais à travers les associations de journalistes comme SOS Journaliste en Danger, ont révélé un complot ourdi par l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) contre certains journalistes.

• Un Complot révélé

Selon une lettre adressée à ces journalistes par un anonyme de l’ANR, il s’agit d’un complot qui vise à éliminer physiquement certains journalistes jugés trop critiques à l’égard du pouvoir de Faure Gnassingbé: « Depuis un moment, des alertes de sources anonymes parviennent aux responsables de SOS Journalistes en Danger, alléguant des complots visant à porter atteinte à l’intégrité physique de certains journalistes, jugés critiques vis-à-vis du pouvoir de Faure Gnassingbé. Ces alertes ont particulièrement et curieusement été insistantes et persistantes dans la journée du jeudi, 22 juillet 2011 » a précisé l’association SOS Journaliste en Danger dans un communiqué.

Ce jeudi 28, selon SOS Journaliste en Danger, une autre source crédible et fiable, informa d’une éminente enlèvement de Ferdinand Ayité, Jérôme Sossou et Carlos Kétohou qui sont déjà sur la liste des dix (10) journalistes à éliminer.

Déjà la mobilisation et la vigilance s’organisent autour des journalistes, avec le soutien des organisations de défense des droits de l’homme y compris Amnesty International, et certains parti politiques de l’opposition comme l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Yaovi Agboyibo.

• Que cache le mutisme du pouvoir de Faure Gnassingbé ?

Devant cette actualité qui mérite beaucoup de prudence, j’ai tardé à écrire un article à propos en me soumettant aux principes de recul et de distance avec les faits, qui me servent de garde-fou dans mes publications.

Cependant, un peu plus d’une semaine que cette révélation est sur la place publique, défraie les chroniques, avec une conférence de presse de SOS Journaliste en Danger le lundi 25 juillet, des communiqués, bref une effervescence médiatique, le mutisme du pouvoir de Faure Gnassingbé et de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) du colonel Yotroféï Massina, me laisse dubitatif quant à la fausseté de la révélation de ce complot.

Il est vrai qu’avec un peu de recul et de bon sens, il serait un peu maladroit de croire que dans un monde globalisé où trône la liberté d’expression à coté du respect des droits de l’homme comme des lignes infranchissables, un quelconque régime de surcroit africain sans pétrole, ait pu tramer l’assassinant de plusieurs journalistes, sans mettre en péril ses soutiens internationaux et ses velléités de s’éterniser au pouvoir.

• Une terreur qui peut bien être motivée par un contexte

Cependant, on ne peut balayer d’un revers de la main cette révélation, si on sait les temps troubles que connaisse actuellement le pouvoir de Faure Gnassingbé : détention de Kpatcha Gnassingbé, demi-frère de Faure dans un prétendu coup d’Etat ; Arrestation du général Assani Tidjani ; Volonté de Faure de dissoudre le Rassemblement du Peuple Togolais(RPT), parti pourtant sous lequel il a consenti à un coup d’Etat constitutionnel à la mort de son papa le 5 Avril 2005, parti qui à deux reprises l’a élevé à la magistrature suprême dont la dernière avec plus de 60% du suffrage exprimé ; Création d’un nouveau parti de Faure en perspective.

Dans ce contexte, où les journalistes analysent, éclairent et révèlent les contradictions et les sophismes du pouvoir à travers des émissions débats-interactives, il est tout à fait crédible de considérer cette révélation d’assassinat comme une réelle volonté de terroriser le monde des journalistes afin de mieux servir des bobards au peuple pour le plus grand bien du pouvoir et de sa pérennité ou mieux de sa métamorphose en monarchie.

• Un mutisme pour nourrir la psychose ?

D’autre part en supposant que cette révélation soit fausse, comment justifier le mutisme du pouvoir bientôt deux semaines que ces faits sont à nu sur la place nationale et même internationale ?

N’est-il pas simple de mettre un terme à ce vacarme en clarifiant la situation par un démenti dans leurs média serviles en occurrence Républicoftogo.com ?

A quoi joue le pouvoir de Faure Gnassingbé ? Est-ce là l’ère nouvelle que Gilchrist Olympio a promis au peuple en signant corps et âme un accord dit historique avec le RPT ?

Peut-être que ce mutisme contribuera à alimenter le doute, l’incertitude, l’insécurité et donc de facto la terreur et la psychose dans les rangs de ces citoyens patriotes qui servent leur pays mieux que ceux qui ont le lait et l’argent du lait de notre chère patrie le Togo.

• L’alternance, une solution nécessaire pour le Togo

Déjà, j’avais écris deux articles pour sonner le tocsin sur l’impasse, le gouffre vers lequel le Togo mon pays tend : Etat de non droit au Togo : Peuple togolais ! Prenez en main votre destin et Crises socio-politiques au Togo : Faure et son gouvernement dans l’impasse.

Ces événements comme cette actualité de complot ourdi par l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) déjà accusée par les organisations de défenses des droits de l’homme de torture, me réconforte dans mes analyses : le Togo, ma chère patrie, ne peut trouver son développement, son bonheur et sa paix, ni avec le RPT, ni avec Faure Gnassingbé même s’il se réincarne dans un nouveau parti.

Dès lors l’alternance reste la solution première, mais non définitive, du mal-être du Togo, la terre de nos aïeux.


Sexe et cuisine : Comment cuisiner son mari à l’africaine ?

En optant pour ce titre, qui d’ailleurs n’est pas de moi, d’une part je ne prétends aucunement livrer ou faire découvrir à des esprits superstitieux envers les coutumes et pratiques africaines, un certain secret culinaire féminin exotique, une sorte de potion érotique destinée au bonheur d’un mari.

D’autre part je ne prétends enseigner des recettes à des femmes soucieuses de garder pour elle seules leurs époux ou en mal de stabilité conjugale.

Même si c’est le cas, Calixthe Beyala l’aurait déjà fait. Car l’intitulé de cet article Comment cuisiner son mari à l’africaine ?, est le titre d’un roman de cet auteur Camerounaise dont je vous présente une lecture( Vous pouvez achetez ce livre en ligne à travers ces liens: Amazon, Evene ou Librairie le Divan).

Ce roman semble contribué à la résolution d’une préoccupation peut-être première sur l’échelle des difficultés des femmes : Comment garder son mari ou en amont comment arracher à une rivale un homme ?

Pour y arriver, Calixthe Beyala ne passe pas par quatre chemins. Pour elle, la gestion de la satisfaction sexuelle est l’une des clés fondamentales pour résoudre cette équation.

Aïssatou, personnage principale du roman qui se définissait comme « une négresse blanche » Beyala C. (2000 :21), revient d’une amère déception.

Malgré toutes ses forces pour s’incarner dans l’idée de la beauté blanche, Aïssatou n’a pas connu l’amour dans les délices de ses profondeurs. Après avoir « tenter de plaire aux hommes blancs », « forcer la volonté des pantalons à livrer combat pour l’admirer » en brimant son corps, garder « les fesses plates », « ne pas avoir de seins » p12, ne voit pas pour autant ses objectifs atteints :

Mais plus tard, lorsque mes amants fracassent mes espoirs sur le pare-brise de leurs voitures, parce qu’il est de l’amour comme du temps, ça va, ça vient, mon visage se déforme et un faisceau de haine jaillit de mes lèvres : « Salaud ! » Je tremble de colère. Ce n’est plus un homme que j’aime, mais le diable haut cornu avec sa queue, ses sabots et ses griffes de léopard. pp13-14

Mais pour échapper à ce cycle d’éternel retour espoir-désespoir qui conditionne l’amour des amants, et voyant l’impuissance des critères de la beauté blanche, il n’y a pour Aïssatou qu’une solution : « Revenir aux racines » p12

Ce retour aux racines, pour chercher un remède dans le cas présent, se résume en trois questions simples que la mère d’Aïssatou lui aurait demandées :

« – L’as-tu satisfait sur le plan sexuel ?….
– As-tu bien tenu ta maison ?…
-Lui as-tu préparé des bons petits plats ? » p14

Voilà donc de petites questions qui mettent côte à côte le sexe et la cuisine semblable à deux béquilles pour la stabilité et la pérennité d’un amour entre deux personnes.

Ce titre : Comment cuisiner son mari à l’africaine ?, devrait donc beaucoup plus s’entendre par : comment cuisiner à son mari pour réveiller sa libido au maximum tout en cuisinant son cœur pour ne battre uniquement pour soi.

La première démarche d’Aïssatou qui veut emprisonner Mr Bolobolo dans son cœur, fut d’aller rendre une petite visite au professeur Gambi, le marabout de la ville. N’est-ce pas qu’ « une africaine sans marabout est comme un navigateur sans boussole » ? p43

La « marabouterie » comme service spirituel porte les marques du divin où le miracle et la victoire sur le temps font office de l’ordinaire : « Retour dans 24 heures du Bien-aimé Affection immédiate. Fidélité à l’infini- Satisfaction sur le champ ou remboursé » p45

Mais suite à la visite d’Aïssatou, la divination du professeur-marabout Gambi semble beaucoup plus réaliste :

-Veux-tu savoir pourquoi tu n’es pas « amoureusable » ? p48
-T’es trop maigre en voulant te tailler sur la mesure de la beauté du pantalon blanc. Car « les culs plats ne plaisent pas aux hommes » p49 et
-Parce que vous les filles d’aujourd’hui, vous ne savez même pas cuisiner

Voilà donc deux bonnes raisons qui en sens contraire, ont permis à Maïmouna, la femme du marabout-professeur Gambi de rester la tête froide face à « ces gonzesses rentrant-venant, prétextant des soins » p49 chez son mari.

Savoir cuisiner, c’est donc savoir arracher un mari et le garder pour soi.

Le retour aux racines pour Aïssatou qui vit dans le pays des Blancs, sera de retrouver l’art de la cuisine africaine.

Un art qui réunit les mets les plus aphrodisiaques, que Beyala, entre deux chapitres de son roman, nous livre les secrets des recettes:

Des mets d’une puissance aphrodisiaque égale principalement à la métaphore des viandes qui les composent :

de Ngombo queue de bœuf (p84), au crocodile à la sauce tchobi, en passant par l’Antilope fumée aux pistaches sans oublier le Boa en feuilles de bananier (p101) ou encore le Porc-épic aux noix de mangues sauvages (p141).

Le jus de gingembre tient dans cette panoplie de recettes la dernière place non comme la moins importante des recettes, mais pour l’unanimité qu’on lui reconnaît en matière de dopage sexuel : « le jus de gingembre permet aux femmes de sonder les folies des hommes et d’exalter leur sauvagerie » p70

Pour Aïssatou, qui voulait à tout prix faire sienne au détriment de Bijou, la pauvre Blanche, amante du négrion Bolobolo, la voie est toute trouvée : cuisiner à l’africaine à Mr Bolobolo tout en le cuisinant pour une destination la plus attendu des femmes y compris les féministes : le mariage : « Il arrive toujours un moment dans la vie d’une femme où elle doit aimer le mariage plus que l’époux » p126

Quand Aïssatou dresse sa table, rien ne manque : « …il y a la salière, le poivrier, la porte cure-dents et même les bougies, tout ce qu’il faut pour éveiller l’appétit et dresser le bangala à midi pile » p119

Cette jeune femme qui se préoccupe beaucoup plus de son droit de sentir la verge de son amant entre ses jambes que les tergiversations non moins importantes, mais bavarde trop bavarde des féministes, n’a qu’un rêve : « je sens son odeur douce et suave entre mes cuisses qui se mêlent aux senteurs du porc-épic, aux mangues sauvages et du citron vert » p136

Décidé à arracher le sieur Bolobolo, ce qu’elle réussira d’ailleurs, Aïssatou déborde de détermination que de conviction commune à toutes les femmes à ces moments critiques où leur existence ne se joue que sur un « oui » d’un homme :

J’en ferai un amant à défaut d’un mari, me dis-je. Je vais le cuisiner dans une daurade aux piments rouges jusqu’à ce qu’il devienne mou de dedans, moelleux et fondant comme un chocolat au soleil, qu’il en perde le sens ! Qu’il éjacule ! Qu’il crève ! J’ai une illumination soudaine : comment cuisiner son mari à l’africaine sans perdre son âme ? p64

Mais au fil de son expérience de vie amoureuse fait de déboire et d’infidélité de Mr. Bolobolo qui courait toujours les plus belles filles, Aïssatou semble avoir trouvé un principe de juste milieu :
« Il y a des difficultés dans la vie que le meilleur porc-épic aux noix de mangues ne saurait aplanir » p140

Tel est le fil de lecture qui à tenu en haleine ma curiosité du début à la fin de ce roman.

Toutefois s’il est bon et même recommandable que les couples trouvent les moyens pour stabiliser et pérenniser leur union, il n’est pas aussi négligeable de se souvenir que « l’amour ne se place pas entre les jambes » ou encore que « l’amour ne se mesure pas à quelques soupirs au lit pendant cinq minutes » Kieslowiski K. Piesewicz K (1991 :259)

Bibliographie :
(N.B : J’ai adopté à une référence bibliographique simple dans le texte vu que le roman Comment cuisiner son mari à l’africaine, est presque le seul roman sur lequel porte cet article.)

Beyala Calixte, Comment cuisiner son mari à l’africaine ?, Paris, Editions Albin Michel S.A., 2000, p 157

Kieslowiski K. Piesewicz K., Le décalogue, récits, trad. du polonais par Malgorzata Smortag et Beata Canes-Boussard, Paris, Editions Ballan, 1991, p334 (achat en ligne de ce li
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